Focus sur les boules d’attelage

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La boule d’attelage est l’élément essentiel du kit d’installation de l’attelage de remorque. Elle adopte plusieurs formes, selon le modèle de rotule choisi mais aussi selon le poids tracté. Comme elle ne se démonte pas forcément, il est nécessaire de l’entretenir et de la protéger.

Les modèles selon le poids tracté

Afin de tracter une remorque au PTAC – Poids Total Autorisé en Charge – inférieur à 3 500 kg, il est nécessaire d’installer un attelage de remorque. Il est constitué de plusieurs pièces, notamment la boule d’attelage qui se fixe sur la ferrure, à l’arrière du véhicule. Elle se trouve à l’extrémité de la rotule et s’adapte à son modèle. En effet, il existe trois formes de rotules : la classique fixe, la démontable et la col de cygne. La boule d’attelage est, quant à elle, multifonction et peut aussi être utilisée pour accrocher un attelage porte-vélo. Selon l’objet à tirer – remorque, caravane, vélo – le diamètre varie. Il peut être de 45, 50 ou 60 millimètres. En cas de remorquage spécifique, la boule d’attelage peut être remplacée directement par un crochet d’attelage.

Entretenir la boule d’attelage

Une remorque s’utilise généralement de façon ponctuelle. Pour autant, il faut penser à prendre soin du matériel. Concernant la boule d’attelage, il est conseillé de la graisser après chaque utilisation. Cette méthode évite une usure prématurée. Pour que le produit gras reste en place, il faut couvrir la boule d’attelage avec un cache rotule ou, simplement, une balle de tennis qui fait aussi très bien l’affaire. En effet, il n’est pas obligatoire de systématiquement démonter le kit d’attelage, du moment qu’il ne présente pas de danger sur la route et ne cache – même partiellement – pas la plaque d’immatriculation. En cas d’usure, la boule d’attelage peut s’acheter indépendamment. Selon le PTAC, son prix varie de 10 à 40 euros.

Le multiplexage en bref

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Le multiplexage est un système de communication qui permet de faire passer plusieurs informations via un fil électrique. Dans le milieu automobile, c’est le multiplexage électronique temporel qui est utilisé. Afin de brancher la remorque à votre véhicule, ce système est nécessaire.

Définition

Pour les voitures, le multiplexage électronique temporel est basé sur l’utilisation de deux fils, l’un sert pour l’alimentation électrique et l’autre pour la transmission du signal. L’objectif est de transmettre plusieurs informations en même temps, mais grâce à un support unique. En d’autres termes, il permet d’assurer la communication entre le boîtier électronique de la voiture et, notamment, les feux. Pour que le système de multiplexage fonctionne, il doit être associé à un démultiplexeur. Cette sortie va scinder le signal général en plusieurs signaux indépendants. De cette manière, toutes les informations nécessaires retrouvent chacune leur place. Certains véhicules sont multiplexés, d’autres non. Pour vérifier, il suffit de regarder si l’ordinateur de bord de la voiture possède un « check-control ». Ce dispositif vous dit, par exemple, si vous rencontrez un problème avec un des feux du véhicule.

Le branchement avec un attelage

L’avantage de ce système est tout simplement de limiter le nombre de fils. Par exemple, lors du branchement entre la voiture et l’attelage pour caravane, le multiplexage permet de réunir en un seul bloc tous les branchements. En revanche, si un des deux fils ne fonctionne pas, tout le branchement est modifié. Il faut donc bien vérifier que les feux arrière fonctionnent avant de prendre la route. Il arrive parfois de rencontrer des problèmes de branchement. En effet, le faisceau d’attelage se branche sur l’alimentation des feux arrière. Les informations reçues par le boîtier électronique de la voiture sont donc modifiées. Pour éviter les « bug », il suffit d’interposer un relais entre les feux arrière et le faisceau de l’attelage.

Attelage porte-vélo : les avantages et les inconvénients

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Fini le vélo dans le coffre, en entier ou démonté, le porte-vélo est beaucoup plus pratique. Il existe trois versions : sur le toit, sur le coffre ou en attelage. Le plus simple d’utilisation est vraisemblablement l’attelage porte-vélo, pouvant transporter jusqu’à six vélos.

Les avantages

L’attelage porte-vélo semble présenter le plus d’avantages pour transporter ses vélos. Il est accompagné d’une rotule d’attelage, d’un cache rotule et d’un adaptateur de rotule équerre. Tous ces éléments permettent d’installer correctement l’attelage. Côté pratique, il est compatible avec tous les types de véhicules. Ensuite, ce support est rapide à installer et les vélos s’y fixent facilement. Comme l’attelage peut rester en place, il est adapté aux usages fréquents. Nul besoin de retrouver son mode d’emploi d’installation avant chaque départ en vacance ! L’attelage porte-vélo n’abîme pas la carrosserie et ne génère pas de surconsommation de carburant, contrairement au porte-vélo de toit. Concernant la conduite, l’encombrement est nettement limité et la visibilité est plus importante que pour un système de coffre.

Les inconvénients

Le ciel n’est pas parfait, l’attelage porte-vélo possède tout de même quelques inconvénients. D’une part, il a tendance à cacher les feux arrière et la plaque d’immatriculation. Il faut donc rajouter ces éléments sur l’attelage afin de répondre aux normes législatives et limiter le danger sur la route. D’autre part, l’attelage porte-vélo entraîne des manœuvres délicates. Les conducteurs sont donc invités à tester le système sur un court trajet, avant de prendre la route des vacances. Enfin, l’attelage porte-vélo peut parfois bloquer l’accès au coffre, ce qui demande un peu d’organisation pour les voyageurs. Afin d’être sûr que l’attelage est correctement fixé, vérifiez bien les vis de serrage ou, en cas de doute, demandez l’avis d’un professionnel. En cas d’intempéries, sachez qu’il existe des housses de protection pour vos vélos.

Les différents types d’attelages

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Selon le véhicule utilisé, il faut choisir le bon attelage. Les formes, les capacités de traction ou les techniques d’installation varient d’un modèle à l’autre. C’est pourquoi il faut bien se renseigner avant d’investir dans un attelage remorque. Parmi les différents modèles, le plus courant reste le col de cygne.

La rotule col de cygne pour les véhicules légers

Propriétaire d’un véhicule classique, léger, l’attelage col de cygne est le plus adapté pour installer une remorque. C’est l’élément indispensable du kit d’attelage ; il est composé d’une ferrure dont la longueur varie selon le modèle, de boulons de fixation et d’une boule d’attelage démontable. Pour une sécurité optimale, il est conseillé de faire installer la rotule col de cygne par un professionnel, si le conducteur n’est pas un expert de ce genre de pratique. Une fois posé, il faut bien vérifier que l’attelage est en bon état et que les boulons sont correctement serrés. Comme tout type d’attelage, la rotule col de cygne doit être régulièrement entretenue. Pour cela, il suffit de la graisser et de protéger la boule d’attelage avec un cache-rotule lorsqu’il n’y a pas d’utilisation.

Les autres attelages

D’autres attelages s’adaptent aux différents modèles de véhicules. Pour les voitures commerciales ou les 4×4, mieux vaut préférer une rotule équerre. Pour les véhicules plus volumineux comme les engins agricoles ou les camions de travaux publics, il faut installer une boule mixte de types D et G.  Elle peut, en effet, tracter jusqu’à 3 500 kg. Enfin, pour assurer au maximum la sécurité sur la route, la boule escamotable horizontale est peu volumineuse et se démonte très facilement, sans outil. Le véhicule gagne en apparence puisqu’une fois la boule démontée, l’attelage est pratiquement invisible. C’est donc un modèle idéal pour les voitures haut de gamme.

Les capacités de traction de la voiture

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Le transport de remorque est encadré par des réglementations. Le conducteur doit, notamment, prendre en compte la capacité de traction de son véhicule. Chaque limitation de remorquage est fixée par le constructeur du véhicule. L’évaluation des capacités de traction est assez complexe mais demande de s’y attarder.

Les limites de remorquage

Pour connaître les capacités de traction d’une voiture, il faut prendre en compte plusieurs valeurs. D’une part, le conducteur doit mesurer le PTR, soit le Poids Total Roulant. Il s’agit du poids réel de l’ensemble de la voiture, avec les passagers, les bagages, le poids de la remorque et la charge qu’elle transporte. Ce poids total ne doit surtout pas dépasser le PTRA, le Poids Total Roulant Autorisé. Il est fixé par les autorités et inscrit sur la carte grise du véhicule, ou sur les documents techniques. A noter que généralement la capacité de remorquage maximale est rapidement atteinte, même si la voiture n’est pas complètement pleine.  Si vous souhaitez tracter une caravane, il est conseillé de choisir un véhicule tracteur avec une capacité de remorquage conséquente.

La charge d’appui sur le point d’attelage

Autre norme obligatoire : la charge d’appui. Elle correspond à la charge exercée par la remorque sur le point d’attelage de la voiture. Sa mesure peut toutefois changer selon le chargement de la remorque. En effet, le déplacement de la charge depuis l’avant vers l’arrière aura tendance à réduire la charge d’appui. En générale, elle est admise entre 75 et 140 kg. Donc, avant de prendre la route avec une remorque, une caravane, un van ou un bateau, il est nécessaire de prendre ses précautions. La surcharge peut entraîner une défaillance du freinage et augmenter le risque d’accidents graves. Mieux vaut prévoir large et acquérir un véhicule en fonction de vos besoins de traction.

Comment monter un attelage ?

S’assurer que le kit est complet

Avant même de procéder au montage d’un attelage de remorque, il est conseillé de procéder à quelques vérifications préliminaires, afin de s’assurer d’avoir, en sa possession, tous les éléments pour rouler en toute sécurité. Ainsi, le corps de l’attelage de voiture doit comporter une boule ou, au minimum, un crochet d’attelage. Ensuite, la plupart des kits se compose d’une « tête d’attelage », incluant le système de fixation du dispositif. Enfin, le faisceau électrique est indispensable afin de procéder au branchage des feux et clignotants.

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La préparation en trois étapes clé

La phase de préparation, simple et rapide, est – toutefois – nécessaire en vue de réaliser un montage idéal. Divisée en trois étapes principales, elle ne prend que quelques minutes tout en contribuant, de façon judicieuse et méthodique, à faciliter les tâches à venir. Concrètement, après avoir démonté le pare-choc arrière du véhicule, on prend soin de retirer les blocs de feux. Enfin, l’ultime tâche préliminaire se réalise avec une clé à tube : il s’agit, en effet, de dévisser un à un les écrous.

Le procédé à respecter

Pour assembler l’attelage, les modalités peuvent varier d’un produit et d’un véhicule à l’autre. En conséquence, se référer à la notice d’utilisation apparaît comme impératif. Dans l’optique d’être certain de la tenue de l’installation, n’hésitez pas à vérifier, à plusieurs reprises, que chaque boulon est suffisamment serré. Ensuite, à l’issue des différents raccordements électriques, assurez-vous que le faisceau est correctement branché : chaque cosse se raccorde aux feux et clignotants selon un code couleur à respecter minutieusement. A noter que, généralement, les différentes notices de montage accumulent schémas et recommandations, principalement pour éviter tous types d’erreurs.

Dernières vérifications avant le départ

Enfin, avant de prendre le départ, quelques petits contrôles basiques s’imposent. Ainsi, avant même de remonter le pare-choc et les feux arrières, vérifiez – une nouvelle fois – la solidité des différents écrous puis, enfin, assurez-vous du fonctionnement effectif de chaque option du véhicule, des clignotants aux différents phares, sans oublier les feux stop et feux de recul.

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Le montage des faisceaux, une étape simple mais indispensable

Dans l’optique de voyager en toute sécurité, chaque attelage doit comporter un système de faisceaux : celui-ci remplace, avec efficacité, l’usage des feux et clignotants arrières de votre voiture – masqués par le matériel préalablement accroché.  Naturellement, afin de faire fonctionner le dispositif, il est nécessaire de procéder à une étape de branchement : cruciale pour rouler tranquille, cette dernière doit se faire avec minutie et précaution.

Faisceaux universels et faisceaux spécifiques

Sur le marché, les faisceaux mis à disposition peuvent être universels ou spécifiques : tandis que les premiers se branchent grâce à des cosses sans coupure de fils (directement entre les feux arrière et le faisceau de base), les seconds s’installent différemment selon les marques et modèles de véhicules. Ainsi, dans ce cas, il est indispensable de se référer à la notice d’utilisation avant d’entreprendre les branchements, afin d’être certain de ne pas faire d’erreur pouvant nuire au fonctionnement des différents signaux de la voiture.

Le montage des faisceaux en bref

Présentée sous forme d’un branchement électrique en 7 ou 13 broches, la prise de la remorque doit, dans un premier temps, être utilisée dans le bon sens : à ce titre, il suffit simplement de tenir compte des lettres L – pour la gauche – et R – pour la droite – rapidement visibles. Ensuite, l’assemblage des fils se fait en tenant compte d’un code couleur : il permet d’éviter les essais par tâtonnements et de réussir, du premier coup, à connecter correctement chaque fonctionnalité. Cependant, lorsque l’on n’est pas certain de connaître parfaitement les significations des couleurs, il est utile de détacher la remorque et de couper le contact avec la voiture, en vue de garder tous les fusibles intacts.

A noter qu’à l’issue de cette installation, même les plus expérimentés se doivent de faire un dernier test avant le départ : vérifier le fonctionnement effectif de chaque branchement ne prend que quelques minutes mais peut, concrètement, protéger de bon nombre d’accidents !

Les sanctions et responsabilités du conducteur de remorque

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La remorque est un moyen pratique pour déménager, transporter du matériel ou encore emmener son bateau en vacances. Toutefois, les conducteurs doivent rester vigilants sur les réglementations qui entourent la conduite avec remorque, au risque de recevoir de sérieuses sanctions. Poids, taille, permis… tout doit être vérifié pour un maximum de sécurité.

Respecter la réglementation

Objet très utile, la remorque transporte des charges parfois lourdes, et cela, à grande vitesse – même en respectant les limitations – et sur la voie publique. Par conséquent, le conducteur de remorque n’est pas seul sur la route et doit respecter la sécurité des autres usagers. A l’image des réglementations qui entourent les voitures ordinaires (carte grise, permis, révision…), l’attelage remorque est soumis à certaines conditions d’utilisation. D’une part, le poids doit être précisément calculé, que ce soit le PTAC – Poids Total Autorisé en Charge – ou le PTRA – Poids Total Roulant Autorisé. D’autre part, la remorque doit arborer une plaque précisant ce poids, sa taille (largeur et longueur), ainsi que sa surface. Sur cette même plaque, le nom du constructeur et le numéro d’ordre sont également indiqués. Quant au propriétaire, il doit détenir un permis B ou E, selon le type de remorque qu’il transporte.

Les sanctions encourues

Les autorités – police et gendarmerie – contrôlent très régulièrement les conducteurs de remorques. Elles utilisent un « peson », une bascule électronique portative extrêmement précise. Cet outil permet de vérifier le PTAC et le PTRA. En cas de non-respect des réglementations, le propriétaire du véhicule est soumis à des sanctions sévères. Et si les peines de prison ou les mises en fourrière sont relativement rares, les amendes et les pertes de points sur le permis de conduire sont très courantes. Enfin, en cas d’accident, l’infraction de surcharge pourrait s’avérer très grave, ce qui appelle les conducteurs de remorques à la vigilance.

Trouver le bon attelage pour une caravane

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Alternative séduisante à la tente : la caravane. Les familles apprécient ce moyen de logement, pratique à transporter et facile à détacher, pour aller se balader en voiture. Avant le départ en vacances, sachez que la caravane demande un attelage spécifique, différent d’un remorquage traditionnel. Le poids, notamment, est un élément important à prendre en compte.

Attelage pour remorque freinée

En raison de son poids important, la caravane est considérée comme une remorque freinée. C’est-à-dire qu’elle est équipée d’un frein associé à celui de la voiture qui la tracte. Il faut donc choisir un attelage compatible avec ce modèle, capable de supporter un PTAC – Poids Total Autorisé en Charge – excédant les 750 kg. Le diamètre de la boule d’attelage est également à prendre en considération ; selon la taille de la caravane, vous aurez le choix entre 45, 50 et 60 millimètres. A noter que la boule d’attelage est accrochée à la voiture, tandis que la tête d’attelage est installée sur le timon de la caravane. Concernant la tête d’attelage freinée, le maximum en termes de PTAC ne doit pas dépasser 3 500 kg.

Le système de freinage de l’attelage pour caravane

La remorque freinée possède un système de frein spécifique, doté d’un mode d’inertie. Il comprend un fût coulissant, pour déclencher le freinage de la roue, un système de transmission, des câbles de freins, une tringlerie. En termes de sécurité, ce type d’attelage permet de réduire la distance de freinage, d’environ 25 %. La caravane ne dérapera pas si le conducteur freine brusquement. Si, par malchance, l’attelage venait à se détacher (mauvaise fixation, boulons défaillants…), la caravane sera stoppée automatiquement. Autrement dit, la remorque freinée garantit une certaine longévité des plaquettes de frein de la voiture, car elle est étudiée pour les ménager.